African Women in Law est la première étude empirique à dresser un portrait complet et riche en contextes des femmes africaines exerçant une profession juridique. S’appuyant sur 153 entretiens menés dans six pays, 249 réponses à un questionnaire provenant de 21 pays et une littérature secondaire couvrant 15 pays, cet ouvrage novateur explore la représentation des femmes au sein du barreau, de la magistrature et du monde universitaire juridique. Il retrace l’évolution historique, examine les réalités actuelles et ouvre la voie à de futures recherches.
En présentant le cadre HISP — Histoire, Institutions, Social (normes) et Position (nalité) —, cet ouvrage analyse la manière dont les forces structurelles façonnent les rôles des femmes dans le domaine juridique. À travers des concepts originaux tels que exclusion versus accommodation (« exclusion contre accommodation »), racehorses versus workhorses (« chevaux de course contre chevaux de trait ») et the women’s other-barand other-bench (« l’autre barre et l’autre banc des femmes »), il remet en question les récits conventionnels et met en lumière la diversité des expériences des femmes africaines dans le domaine juridique. Cet ouvrage s’appuie également sur la théorie féministe matri-juridique pour offrir un regard nouveau sur la compréhension du genre et de la justice dans les contextes africains.
Rejetant les approches essentialistes, cet ouvrage soutient qu’il n’existe pas de récit unique des expériences vécues par les femmes africaines dans le domaine du droit. Il montre au contraire comment ces femmes sont sorties de la marginalité d’un secteur dominé par les hommes pour assumer des rôles de direction, souvent grâce à des stratégies innovantes qui leur ont permis de surmonter des obstacles systémiques. Première étude comparative en son genre, African Women in Law jette les bases indispensables à la recherche future et inspire de nouvelles questions, méthodes et théories pour explorer le droit, le genre et la gouvernance à travers le continent.
J. Jarpa Dawuni est professeure titulaire de sciences politiques à l’université Howard à Washington DC. Avocate, autrice de renom, universitaire et féministe, elle est reconnue pour ses travaux sur les femmes, le droit, la magistrature et les droits des femmes.
Cette journée d’études sera composée de quatre interventions qui balayeront les approches nationales, mais aussi thématiques, autour de la gestion des archives et des données publiques.
Panorama des données publiques en France, intervention proposée par Clément De Belsunce, ingénieur d’études pour la Plateforme Universitaire de Données d’Aix-Marseille Université (PUD-AMU), dans le cadre de la mission PROGEDO.
Current Issues of Access to American Government Data, intervention donnée par Karen Nourse, professeure et bibliothécaire de recherche et de données à la Middle Tennessee State University aux États-Unis, actuellement titulaire de la Chaire Études migratoires — Commission franco-américaine/Iméra.
Connaître les archives de l’Algérie : de la mise en données d’informations hétérogènes à leur valorisation sous Omeka S, intervention de Thierry Guillopé, historien des villes, de l’Algérie, de l’environnement et des archives.
Lever l’opacité sur la propriété des logements en France : apports et limites du croisement de données publiques, intervention présentée par Antoine Peris, maître de conférences en géographie au sein du Laboratoire Étude des Structures, des Processus d’Adaptation et des Changements de l’Espace (ESPACE).
La PUD-AMU s’adresse aux chercheurs, doctorants et étudiants en Sciences Humaines et Sociales. Elle accompagne la communauté scientifique dans la recherche et l’utilisation des données quantitatives, leur traitement logiciel et leur analyse statistique.
La spécificité de la PUD-AMU est l’expertise en données quantitatives pour l’aire méditerranéenne.
Nous la mer est une installation sonore et visuelle qui invite à plonger sous la surface de la Méditerranée, dans l’espace sous-marin de la baie de Marseille, entre la Côte Bleue et La Ciotat. Dans ce monde qui se dévoile, habituellement invisible et inaudible pour le plus grand nombre, êtres marins et présences humaines s’enchevêtrent. Les moteurs grondent en surface, les câbles de communication courent sur les fonds, les filets de pêche obstruent de vastes étendues d’eau tandis que d’étranges scaphandriers déploient des efforts pour réparer les dommages. L’installation donne à voir comment les êtres marins composent avec ces intrusions : comment ils réagissent, s’adaptent, ou les subissent. Les images révèlent des milieux contrastés, des zones industrielles portuaires aux secteurs plus protégés du Parc national des Calanques.
Nous la mer offre une immersion inédite dans cet univers marin sous l’angle de notre cohabitation avec une diversité d’autres créatures. Sans toujours en avoir conscience, comment transforme-t-on leur monde ? Cette expérience incite aussi à nous interroger : à qui appartient la mer et comment en prendre soin?
Une œuvre née de quatre années de terrain
La composition sonore repose sur des enregistrements réalisés dans la baie de Marseille à l’aide d’hydrophones. Pendant une quinzaine de minutes, Nous la mer entraîne de la surface aux profondeurs obscures et invite à abandonner nos repères terrestres.
L’installation se prolonge par un espace de décryptage permettant de situer les lieux de tournage, d’identifier les activités observées et de comprendre comment se combinent les enjeux océaniques contemporains. On y découvre également les méthodes d’enquête ainsi que la démarche de recherche qui sous-tendent ce projet.
Nous la mer est présentée dans le cadre de l’exposition « Ce que la mer garde » au Centre de la Vieille Charité à Marseille du 23 mai au 30 août 2026.
Une installation d’Aurélie Darbouret et Jeff Silva, artistes et anthropologues, avec la collaboration de Pierre Léo Paul à l’image, de Pascal Catheland au montage, de Julie Rousse à la composition sonore multiphonique et de la commissaire Juliette Bessette.
Façonner de nouvelles narrations artistiques et de nouveaux imaginaires
La Méditerranée, en tant que carrefour d’échanges, a toujours été un espace de grande richesse culturelle. Aujourd’hui, à l’ère du numérique, les technologies et les dynamiques de réseau transforment la création, la diffusion et la réception de l’art contemporain qui y est créé. Cette journée d’étude vise à explorer comment les outils et pratiques numériques façonnent de nouvelles narrations artistiques et de nouveaux imaginaires, facilitent des collaborations inédites et interrogent les réalités locales propres aux différents territoires du bassin méditerranéen.
Dans un monde globalisé, ces créations tout en s’inscrivant dans des réalités locales jouent souvent un rôle de miroir critique. Elles interrogent les enjeux sociaux, politiques et économiques propres aux différents territoires méditerranéens, abordant des thématiques majeures telles que les conflits, les inégalités ou les urgences environnementales. Les questions autour de l’identité occupent aussi une place importante au regard de l’appartenance à un lieu, à une communauté, à la diaspora, ou à la manière dont la Méditerranée façonne ces identités plurielles. Ces créations s’enracinent également dans des traditions culturelles fortes, où l’oralité, la narration, la matérialité et l’artisanat occupent une place centrale.
Une exploration des recherches, pratiques artistiques, initiatives et réseaux
Cette journée est pensée comme une exploration des recherches, pratiques artistiques, initiatives et réseaux qui émergent autour des relations entre art et numérique en Méditerranée. En rassemblant chercheurs, artistes, acteurs culturels et spécialistes du numérique, l’ambition est de révéler les écosystèmes créatifs en train de se construire, les alliances inédites déployées grâce aux technologies connectées, et la manière dont ces dynamiques reconfigurent les échanges culturels dans la région.
En interrogeant les réseaux académiques, artistiques, numériques ou institutionnels, cette journée envisage la Méditerranée en tant qu’espace relationnel en constante reconfiguration — où les pratiques numériques se déploient comme moyens de création, leviers de coopération, outils d’émancipation ou de résistance, ouvrant sur de nouvelles façons d’habiter, de raconter et de représenter le monde contemporain.
Alter-Méditerranée. Ateliers de la jeunesse méditerranéenne
Aix Marseille Université est fière de participerles 18 et 20 mai à la Saison Méditerranéenne 2026 avec un projet ambitieux et fédérateur : « Alter-Méditerranée. Ateliers de la jeunesse méditerranéenne ».
Ce projet met en lumière la richesse des échanges entre entre jeunes, chercheurs et artistes pour imaginer ensemble les futurs possibles du bassin méditerranéen. Porté par des laboratoires et formations spécialisés sur la Méditerranée et l’Afrique, le projet explore les grands défis de notre époque — climat, santé, migrations, transformations numériques et sociales, arts et patrimoine — avec une perspective résolument ouverte sur l’avenir des jeunesses méditerranéennes.
Tables rondes, ateliers, projections, rencontres, lectures théâtrales, discussions, agoras… un programme riche et vivant vous attend !
Comment inventer aujourd’hui d’autres Méditerranées ? Comment raconter cette région en tenant ensemble son histoire conflictuelle, ses circulations, ses lieux de coexistence et ses nouvelles formes de coopération culturelle ?
Coordonnée par Maryline Crivello, historienne (TELEMMe, AMU-CNRS), co-directrice du Dictionnaire de la Méditerranée, la table ronde Méditerranée créative croisera plusieurs regards :
Nadia Shama, maîtresse de conférences à l’Université Ain Shams (Le Caire), spécialiste en rhétorique et analyse du discours. Elle travaille notamment sur la littérature du XVIIe siècle. Elle s’est également spécialisée depuis quelques années en traduction littéraire, ainsi qu’en médiation culturelle et muséale, et surtout sur le rôle des musées et des espaces culturels dans la construction de la mémoire et du dialogue social. Membre du projet FEF : Égypte réinvente (2023-).
Roxana Nadim, responsable des affaires culturelles et co directrice du master Politique culturelle et mécénat à Sciences Po Aix, qui présentera une coopération franco algérienne exemplaire entre Sciences Po Aix, l’Institut français d’Algérie et de nombreux partenaires éducatifs et culturels, favorisant la circulation des personnes, des idées et des projets entre les deux rives.
Brian Sandberg, historien au Northern Illinois University et directeur du programme Méditerranée de l’Iméra, qui interroge les idéologies de croisade, la violence religieuse et l’impérialisme dans la Méditerranée française moderne, montrant comment ces héritages ont façonné des formes précoces de mondialisation et une relation durablement reconfigurée à la Méditerranée.
Les anthropologues Manoël Pénicaud (IDEAS, amU–CNRS, Centre Jacques Berque) et Dionigi Albera (IDEAS, amU–CNRS), co-directeur du Dictionnaire de la Méditerranée, qui présenteront leur travail d’expositions itinérantes sur les Lieux saints partagés : des sanctuaires fréquentés par des fidèles de différentes religions, révélant une Méditerranée plus fluide, organique et hospitalière que ne le laissent penser les discours de séparation.
À travers ces interventions, Méditerranée créative invite à découvrir une mer faite d’histoires croisées, de conflits mais aussi de partages, et à penser comment la recherche, les arts et la coopération culturelle peuvent contribuer à dessiner des futurs méditerranéens plus ouverts.
Informations pratiques
Date : Mercredi 20 mai 2026 à 9h15
Lieu : Amphithéâtre Gastaut, Pharo, 58 bvd Charles Livon 13007 Marseille
Rachid Alillouch participe aux Journées Culturelles 2026 de la Chaire OTACC
Cette édition adoptera pour fil rouge : « Circulations méditerranéennes : soin des territoires, héritages communs et futurs partagés ». Pensé comme un espace de rencontre et de création, cet événement célébrera, à travers des conférences et des ateliers, un héritage académique et institutionnel riche. Il mettra également en valeur des pratiques contemporaines innovantes, inclusives et responsables, tout en projetant les participants vers l’avenir des Industries culturelles et créatives (ICC), du management territorial et de la coopération méditerranéenne.
Futurs & transitions
Après la journée du 5 mai dédiée au sujet Mémoire & Héritage et la journée du 6 mai dédiée au sujet Présent & Pratiques, la journée du 7 mai évoquera les Futurs & Transitions. Cette journée rassemble étudiants, chercheurs, artistes et professionnels pour explorer les futurs possibles de la Culture.
Rachid Alillouch participe à la table ronde « Et si la culture était le dernier lien entre les rives méditerranéennes en 2025 ? », avec des acteurs du secteur culturel, de la recherche et de l’urbanisme. Elle abordera les enjeux de la culture dans la Méditerranée du futur, à l’horizon 2050, à travers le prisme des deux secteurs clés de l’urbanisme et de l’éducation.
Plongée sous-marine – extrait de « MARE SAPIENS » d’Aurélie Darbouret et Jeff Daniel Silva.
Synopsis
Entièrement tourné sous l’eau, en lumière naturelle et en son direct, MARE SAPIENS propose une traversée sous-marine de la baie de Marseille où formes de vie, infrastructures et machines coexistent. Le film déploie un champ sensoriel sans commentaire ni hiérarchie, présentant la mer non comme un décor ou une ressource, mais comme un milieu qui absorbe, résiste et persiste. Ni documentaire scientifique ni plaidoyer environnemental, MARE SAPIENS est au croisement de la recherche et du cinéma, là où la mer peut émerger à sa manière.
MARE SAPIENS sera présenté en première mondiale au Festival International Jean Rouch le 8 mai au Musée du quai Branly, dans le cadre du programme « Cap sur l’environnement ».
MARE SAPIENS est né dans le sillage de PRESHUMER (MITI Prime 80 – CNRS), un projet de recherche interdisciplinaire réunissant chimistes, biologistes marins et anthropologues sociaux pour étudier les pressions humaines sur les milieux sous-marins méditerranéens. Le film n’en est pas une documentation, mais une extension – utilisant des méthodes d’ethnographie sensorielle pour aborder des questions qui excèdent les cadres scientifiques ou documentaires conventionnels. La relation, en perpétuelle mutation, qui relie Marseille et la mer, – entre conservation, industrie et logiques expansives de l' »économie bleue » – est au cœur de ce film.
Le film, ainsi que le livre Strata – Ethnographies indociles de mondes troublés, s’inscrivent dans le même long parcours de recherche, un engagement continu avec Marseille et la Méditerranée que la résidence de Jeff Daniel Silva à l’Iméra a contribué à ouvrir de manière déterminante.
Aurélie Darbouret est autrice et doctorante en anthropologie au Laboratoire d’anthropologie sociale (LAS) et à l’Institut méditerranéen d’océanologie (MIO) où elle mène une thèse sur les perceptions, représentations, matérialités et imaginaires du monde marin. À travers ses travaux, elle expérimente des formes alternatives d’écriture en sciences sociales, développant des objets hybrides mêlant récits textuels, visuels et sonores, ainsi que des expositions multimodales et ateliers publics. Auparavant, elle a contribué à des œuvres littéraires, installations muséales et créations sonores. MARE SAPIENS est son premier film.
Jeff Silva est artiste, cinéaste et anthropologue dont l’œuvre fait le pont entre pratique créative et recherche académique. Docteur en anthropologie sociale de l’EHESS, il est chercheur postdoctoral sur le projet A*Midex ANFAA (Formes narratives alternatives en anthropologie audiovisuelle) à Aix Marseille Université/IDEAS, et membre de La Fabrique des Écritures Ethnographiques (MMSH/CNRS). Ses travaux croisent ethnographie, cinéma et son pour explorer les impacts humains et écologiques des conflits, du changement climatique et de l’industrialisation. Ses films incluent Balkan Rhapsodies: 78 Measures of War (2008), Ivan & Ivana (2011), Linefork (2016), Là où la terre (2018) et The Order of Things (2022), présentés internationalement au MoMA, Visions du Réel et à la Viennale. Ses recherches actuelles s’étendent à l’ethnographie sonore et aux projets collaboratifs explorant les relations changeantes entre humains et environnements.
Biographies des réalisateurs
[Parution] The Jewish Maghreb
Publié le 14 Apr 2026
L’ouvrage The Jewish Maghreb – North African Experiences in Greater Paris since 1981 de Samuel Sami Everett, Senior fellow 2023-2025, est paru aux éditions Berghahn Books en avril 2026.
Présentation
L’homogénéisation, le traitement monochromatique et le processus d’imposition schématique sont clairement perceptibles dans la politique juive française dominante contemporaine.The Jewish Maghrebexplore les perceptions complexes, tant individuelles que communautaires, des populations juives maghrébines et de leurs descendants en France à travers une ethnographie intergénérationnelle.
Cette étude examine comment l’histoire coloniale, les migrations et la géopolitique façonnent l’appartenance maghrébine actuelle. Des réseaux commerciaux à Paris aux pèlerinages algériens, l’ouvrage révèle la manière dont les Juifs d’Afrique du Nord naviguent collectivement entre les sédiments pluriels de l’identité et de l’histoire. Le concept heuristique de « maghrebinicité » met en lumière les négociations en cours autour de la mémoire, de la citoyenneté et de la transmission culturelle dans la France postcoloniale, offrant un regard neuf sur la diaspora, le retour et la persistance des liens transnationaux.
Samuel Sami Everett est Research Fellow à l’université de Cambridge et Associate Professor au Parkes Institute for the Study of Jewish/non-Jewish Relations, ainsi qu’à la Winchester School of Art de l’université de Southampton.
Il a été résident à l’Iméra de septembre 2021 à juin 2022, puis Senior Fellow de 2023 à 2025. Les thématiques de l’ouvrage se retrouvent au sein du projet porté lors de ses résidences successives où Samuel Sami Everett a mené une enquête dialogique sur les espaces nord-africains et diasporiques de la créativité et des échanges judéo-arabes sur la longue durée.
Lors de cette étude, axée sur la créativité visuelle et l’imagination, un modèle d’IA générateur d’images, plus précisément Stable Diffusion, a été soumis à une tâche faisant appel à l’imagination créative, aux côtés de deux groupes de participants humains : des artistes plasticiens et des membres du grand public.
Afin de reproduire un style de dessin visuellement comparable, le modèle génératif a été entraîné à partir des productions créatives des participants humains, puis testé dans deux conditions : avec et sans intervention humaine, en utilisant des consignes détaillées et concrètes dans le premier cas, et des consignes plus basiques dans le second. Cette manipulation visait à identifier les effets de l’intervention humaine sur la capacité du modèle à générer avec succès des productions créatives.
Les résultats de l’étude ont révélé que les modèles d’IA générative obtenaient de mauvais résultats dans la production d’images créatives. Les artistes visuels ont été jugés les plus créatifs, suivis par la population générale, puis seulement le modèle d’IA guidé par l’humain, et enfin, en net désavantage, le modèle d’IA non guidé.
Des résultats à l’encontre du consensus scientifique actuel
La mise à disposition auprès du grand public des grands modèles de langage (LLM) et des modèles de génération d’images (tels que Midjourney, DALL-E ou Stable Diffusion) au cours des dernières années a donné lieu à des visions de plus en plus dystopiques concernant ces modèles d’IA, qui parviennent avec un succès incroyable à simuler les productions artistiques humaines.
Face aux premières recherches en sciences cognitives sur les modèles d’IA, qui rapportaient souvent des résultats apparemment très intelligents et cohérents issus de divers tests psychométriques, les résultats de cette étude vont à l’encontre du consensus actuel, en soulignant la nécessité d’établir une distinction claire entre la capacité à reproduire des productions créatives convaincantes et l’existence d’un véritable processus créatif à l’œuvre en coulisses.
À l’heure actuelle, si les modèles d’IA générative peuvent en effet paraître créatifs, la déconstruction de leur processus imaginatif révèle leur manque de véritables capacités créatives autonomes, la créativité de l’IA restant ainsi un mythe.
Ce projet a été mené par une équipe internationale de chercheurs, composée de membres du Centre de vision par ordinateur (UAB), de l’IDIBELL-Université de Barcelone (Unité de cognition et de plasticité cérébrale et Centre pour le langage et le calcul) et du Vienna Cognitive Science Hub.
Antoni Rodriguez-Fornells a pu travailler à la rédaction de cet article lors de sa résidence à l’Iméra de septembre 2024 à juillet 2025, rendue possible grâce auFIAS fellowship Programme, soutenu par le programme de recherche et d’innovation Horizon 2020 de l’Union européenne dans le cadre du contrat Marie Skłodowska-Curie n°945408.
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