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Muller Martin

Poste et institution de provenance : Professeur du Fonds national suisse de la recherche scientifique au département de géographie et de durabilité de l'Université de Lausanne.
Type de résidence : Résidence de recherche
Période de résidence : 11 septembre 2017 – 13 juillet 2018

Projet de recherche

Planification hasardeuse : improvisation de mégaprojets urbains à Londres, Sotchi, Rio et Marseille.

Résumé du projet

Ce projet s’intéresse à la façon dont les villes planifient l’imprévisible : des mégaprojets qui s’étendent sur plusieurs années, parfois des décennies, et qui se chiffrent à plusieurs milliards d’euros. Parmi ceux-ci, il se concentre sur les plus grands événements du monde – les Jeux olympiques, la Coupe du monde de football et les capitales européennes de la culture. Le projet se situe entre les disciplines de la géographie, de la sociologie, de l’anthropologie et des études sur les sports et les loisirs, s’appuyant sur chacune d’entre elles pour mieux comprendre comment les organisateurs tentent de relever le défi de la préparation des méga-événements en planifiant scrupuleusement à l’avance. Mais plus on planifie, plus le hasard frappe efficacement : c’est ce que j’appelle le paradoxe de la planification. La mise en scène d’un méga-événement ressemble donc beaucoup à ce qu’Alain Badiou, sur le plan philosophique, décrit comme un événement :  » le passage hasardeux d’un état de choses à un autre  » (Badiou 2009, 384). Ce sont ces passages dangereux, et les états de fait qu’ils engendrent, que le projet de livre retrace – par le biais d’entretiens et de documents – dans la planification des Jeux olympiques, de la Coupe du monde de football et de la Capitale européenne de la culture dans les villes de Londres (Royaume-Uni), Sotchi (Russie), Rio de Janeiro (Brésil) et Marseille (France). Chaque passage périlleux signifie traverser des eaux troubles et faire face à des défis imprévus. Ces défis nécessitent de s’écarter des plans et font naître l’improvisation. Le projet développe cette notion d’improvisation et soutient qu’elle est cruciale pour organiser des méga-événements, même dans les circonstances les plus défavorables.

Appels à candidature

Les résidences de recherche que propose l’Iméra, Institut d’études avancées (IEA) d’Aix Marseille Université, s’adressent aux chercheurs confirmés – académiques, scientifiques et/ou artistes. Ces résidences de recherche sont distribuées sur quatre programmes (« Arts & sciences : savoirs indisciplinés », « Explorations interdisciplinaires », « Méditerranée » et « Utopies nécessaires »).