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Osborne Michael

Poste et institution de provenance : Professeur d'histoire (biologie et médecine modernes) à l'université d'État de l'Oregon.
Type de résidence : Résidence de recherche
Période de résidence : 10 octobre 2014 – 9 décembre 2014

Projet de recherche

Physiologie scientifique et sociale en contexte : parasitologie, zoologie et société en France, vers 1880-1920.

Résumé du projet

Ma recherche enquête principalement sur les scientifiques et les théoriciens sociaux français de la Troisième République française (1879-1940). Elle examine les usages des termes parasite et parasitisme et passe en revue les conflits de définition sur la nature du parasitisme qui se sont accélérés dans la dernière moitié du XIXe siècle.

Le terme parasite, qui dans l’antiquité connotait une activité dinatoire commune sans préjudice pour les organismes participants, a acquis de nouvelles valeurs lorsque les biologistes ont étudié les lichens et les organismes où les parasites et les hôtes semblaient s’adapter conjointement et parfois se fondre l’un dans l’autre. Des biologistes comme Pierre-Joseph Van Beneden ont apporté des précisions supplémentaires au terme, et bien qu’aucun consensus n’ait été atteint dans les années 1920, le terme tel qu’il est utilisé en biologie en est venu à impliquer que les parasites causaient du tort à leurs hôtes et que le parasitisme était en grande partie, voire exclusivement, une relation interspécifique. Des biologistes comme Claude Bernard, Rudolf Virchow et Edmond Perrier s’interrogent sur la nature des parties et des ensembles au niveau cellulaire, et certaines de leurs idées, principalement celles du néo-lamarckien Perrier, sont intégrées à la pensée sociale de l’époque, alors que la France s’efforce d’intégrer ses colonies dans une Grande France et est en proie à des grèves et à des activités anarchistes.

L’appropriation des concepts biologiques par les promoteurs du Solidarisme, théorie de la cohésion sociale imprégnée d’organicisme, a été sélective en ce qui concerne le parasitisme lorsqu’il a été appliqué aux relations interhumaines et a ainsi violé le consensus interspécifique établi par les biologistes.

Appels à candidature

Les résidences de recherche que propose l’Iméra, Institut d’études avancées (IEA) d’Aix Marseille Université, s’adressent aux chercheurs confirmés – académiques, scientifiques et/ou artistes. Ces résidences de recherche sont distribuées sur quatre programmes (« Arts & sciences : savoirs indisciplinés », « Explorations interdisciplinaires », « Méditerranée » et « Utopies nécessaires »).