Nicolaidis Kalypso
Projet de recherche
La reconnaissance mutuelle entre les nations : de l’état d’esprit à l’état du monde.
Résumé du projet
Le travail de Kalypso Nicolaïdis est résolument interdisciplinaire et couvre les relations internationales, la philosophie politique, l’histoire, l’économie, le droit européen, le droit international et l’anthropologie. Pendant son séjour à l’Iméra, Kalypso travaillera sur un projet explorant les multiples dilemmes, conflits et promesses associés à la vie dans un monde de différences, un monde où les nomades et les colons doivent se mettre d’accord sur les règles de base de leur interaction et où il faut résister aux tentations d’homogénéisation et à la « recherche de l’unicité ». Son programme normatif tourne autour de l’idée de reconnaissance mutuelle – définie alternativement comme un concept philosophique sur la façon dont les individus ou les groupes se rapportent les uns aux autres, comme une norme fondamentale dans les relations internationales et une forme de gouvernance entre les États, ou encore comme un principe juridique régissant l’intégration des marchés, comme l’illustre l’Union européenne ou le système commercial mondial. La reconnaissance mutuelle en tant qu’état d’esprit et état du monde (une norme diplomatique, réglementaire ou juridique) fournit un point d’orgue commun aux questions d’intérêt particulier dans le contexte de l’Iméra, y compris spécifiquement les relations euro-méditerranéennes et les « échos des colonialismes » dans la région. C’est aussi une lentille à travers laquelle Kalypso regarde sa propre histoire familiale.