Jin Yishi
Projet de recherche
Traumatisme neuronal et immunité innée : examen croisé des voies de signalisation partagées.
Résumé du projet
Une blessure ou un traumatisme au cerveau provoque des dommages au système nerveux et peut déclencher une réponse immunitaire. On sait depuis longtemps que la capacité des neurones à réparer les dommages dépend à la fois de leurs propriétés intrinsèques et de facteurs extrinsèques, en particulier du système immunitaire. Au cours de la dernière décennie, le nématode C. elegans s’est révélé être un organisme modèle génétique extrêmement puissant pour les immunologistes et les neurobiologistes, leur permettant de découvrir des mécanismes conservés au cours de l’évolution. Le laboratoire du Dr Yishi Jin de l’Université de Californie à San Diego (UCSD) a été le premier à utiliser C. elegans pour examiner les facteurs génétiques qui sous-tendent les réactions aux lésions axonales. Leur travail a permis d’identifier de multiples régulateurs qui agissent principalement dans les neurones blessés pour initier la repousse des axones, l’un d’entre eux étant un facteur de transcription connu sous le nom de CEBP-1. Nathalie Pujol et Jonathan Ewbank du CIML (AMU) ont étudié les voies qui sous-tendent les réactions innées aux lésions axonales.
innée de C. elegans contre les infections fongiques. Ils ont étudié des gènes qui agissent principalement dans l’épiderme, l’un d’entre eux étant une kinase conservée Tribbles/NIPI-3. Il est intéressant de noter qu’ils ont identifié CEBP-1 comme un interacteur de NIPI-3. Le but de cette proposition de l’Iméra est de permettre au Dr Jin d’explorer les modules de signalisation communs au système nerveux et à l’épiderme, avec les objectifs spécifiques suivants : Premièrement, compléter une étude collaborative interdisciplinaire en cours sur l’interaction de CEBP-1 et NIPI-3 dans les neurones et dans l’épiderme. Deuxièmement, établir de nouvelles stratégies explorant la diaphonie entre l’immunité et les traumatismes neuronaux. Troisièmement, faciliter les échanges scientifiques et forger des collaborations entre l’UCSD et l’AMU en participant au programme de bourses Iméra.